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les voyageurs des vents au tour du monde

les voyageurs des vents au tour du monde

Petit tour du monde en famille pendant près de 6 mois: Pérou-Chili-Nouvelle Zelande-Australie-Cambodge-Laos-Birmanie. Un sac à dos chacun, peu de préparation mais plein d'aventures à venir et un retour vers l'essentiel

Publié le par ASo

Après la promenade en scooter, nous avons pris des billets de bus pour remonter un peu plus au nord à Thakhek où il y a également une boucle à parcourir.

Nous avons juste le temps de se faire masser les jambes. Le massage est fait à l'huile et est très agréable.

Le bus est équipé de couchettes et nous aurons 4 places attenantes en haut, les garçons au-dessus de l'habitacle du chauffeur et les filles à côté, l'inverse portant apparemment malheur.

Nous ne savons pas tellement à quoi nous attendre dans ce bus....c'est la première fois que nous prenons un grand bus pour un grand trajet.

Le bus nous récupère chez Yves et Miss Noy à 20h et nous arriverons autour de 3h30 du matin à Thakhek.

Les couchettes et la décoration du bus en général sont kitch avec beaucoup de couleurs, mais elles sont courtes, 1m60 de long maximum. Le bus va à Vientiane et mais nous nous arrêtrons avant, à Thakek. Nous discutons un peu avec les françaises d'à côté et essayons de ne pas penser à la route. Nous ne voyons rien à travers la vitre, je crois que c'est mieux. Puis il faut essayer de dormir avec le souci de se réveiller à l'arrêt de Thakhek au cas où personne ne penserait à nous réveiller.

Le Sleeping Bus (Bus de nuit)
Le Sleeping Bus (Bus de nuit)
Le Sleeping Bus (Bus de nuit)
Le Sleeping Bus (Bus de nuit)

Le Sleeping Bus (Bus de nuit)

La nuit est courte et à trois heures et demi, une personne vient nous dire de descendre, nous étions déjà alertés par le stop du bus. Maintenant il faut ranger nos affaires à la lueur du téléphone portable, descendre et récupérer nos sacs-à-dos. Il pleut, nous enfilons nos imperméables et un peu hébétés nous regardons autour de nous: nous sommes dans une petite gare routière, il n'y a personne. Yves nous avait indiqué qu'il y avait des guesthouse toutes proches pour finir notre nuit.

Nous trouvons vaguement un homme qui somnole sur un hamac à l'extérieur et nous indique une direction, derrière le bâtiment nous trouvons l'entrée d'une guesthouse où un gars nous montre ce qui doit être les tarifs des chambres: à vrai dire c'est écrit en Lao, seuls les prix en Dollar nous indiquent qu'il s'agit des chambres. Le gars n'est pas bavard, il ne dit rien. Nous ouvre les portes de chambres, nous ne discutons pas, ce n'est pas l'heure de discuter.

Le lendemain, nos impressions de la veille sont confirmées, l'endroit est glauque. Il n'y a personne dans cette gare et nous croisons un homme qui nous propose de nous emmener e voiture à la ville à Thakhek à 4kms. Il pleut encore un peu, les enfants ne sont pas encore réveillés amis il faut bouger, cela va être très compliqué de les faire marcher 4 kms dans ces conditions, nous optons donc pour la voiture.

Nous lui demandons de nous déposer dans un bon hôtel, ainsi nous pourrons déjeuner et utiliser le wifi pour préparer la journée: un peu fatigués par notre dernière nuit en bus, il nous faut maintenant chercher une location de voiture si on veut parcourir la boucle. Nous ne trouvons rien sur Internet, un peu dans l'inconnu nous rejoignons un magasin de location de scooter que Yves nous a indiqué. Mr Wang Wang nous reçoit avec son dernier né dans les bras et ses employés. Il peut nous louer ce qu'il appelle un minivan qui est en fait une voiture avec un grand coffre, mais pas de 4x4.

Nous négocions un retour à Vientiane ce qui nous évite de faire la partie la moins intéressante de la boucle qui nous fait revenir sur nos pas à Thakhek.

Nous partons pour la boucle avec les quelques indications de son plan.

Rdv dans le prochain article!

 

Le matin après la moitié de nuit en bus..pas très réveillés!

Le matin après la moitié de nuit en bus..pas très réveillés!

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Publié le par ASo

Pour notre 3ème jour, il fait beau nous louons donc 2 scooters chez Yves et Miss Noy. Ils sont tous les deux très gentils avec les enfants;

Nous partons pour le sud de Paksé pour aller voir le temple de Wat Phou et se promener le long du Mékong. Ce temple a été construit au XII ième siècle sur la colline sous le règne de Suryavarman I et II, c'est pour cela qu'il ressemble à ceux que l'on a vu à Angkor. 

Nous y croisons un moine qui souhaite qu'on le prenne en photo avec Merric; Allons encore un !

Il fait très chaud, en scooter la chaleur ne se ressent pas ni même le soleil qui brûle.

 

 

Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3

Nous mangeons dans le restaurant d'un ami belge de Yves et de sa femme Lao, au bord du Mékong. Il a beaucoup plu et il y a beaucoup de courant sur le Mékong. Ce fleuve est impressionnant il peut atteindre plusieurs kms de largeur !

Puis nous remontons vers Paksé, voir le Golden Bouddha géant situé en haut de la colline et surplombant le Mékong. En scooter nous évitons la grimpette interminable par les marches mais la route est pentue, la mobylette des garçons galère un peu .... Mais ouf, nous y arrivons enfin !

Nous sommes accueillis par des rangées de petits bouddha la plupart en position de méditation et certains couchés.

 

La vue sur le mékong et les "petits" bouddha
La vue sur le mékong et les "petits" bouddha
La vue sur le mékong et les "petits" bouddha

La vue sur le mékong et les "petits" bouddha

le Golden Bouddha de Phu Salao
le Golden Bouddha de Phu Salao
le Golden Bouddha de Phu Salao
le Golden Bouddha de Phu Salao

le Golden Bouddha de Phu Salao

cliquez sur la photo, c'est un panorama vertical

cliquez sur la photo, c'est un panorama vertical

Nous visitons le temple de Phu Salao juste à côté du Golden Buddha, c'est un temple récent qui est très coloré et très brillant, en fait très Kitch mais plutôt joli dans son genre, moi ça me plaît.

A l'intérieur du temple, un moine nous donne un bracelet qu'il bénit en échange d'une donation.

Etre béni..pourquoi pas, c'est peut-être pus efficace et moins cher qu'une assurance rapatriement, non?

Alors, 4 bénédictions s'il-vous-plaît!

Le temple de Phu Salao, juste à côté du Golden Bouddha
Le temple de Phu Salao, juste à côté du Golden Bouddha

Le temple de Phu Salao, juste à côté du Golden Bouddha

Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3
Paksé et le Golden Bouddha à Chaampasak, Jour 3

Le ciel est menaçant, nous rentrons en espérant ne pas prendre d'averse.

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Publié le par ASo

Aujourd'hui nous reprenons la route pour aller voir une plantation de thé et fabrique de soie, toujours d'après les informations que Yves nous a données. Selon le plan il faut bifurquer à gauche pour prendre la route de la grande boucle pendant quelques kilomètres à Thateng. Il n'y a pas réellement de panneaux donc nous surveillons les kilomètres puisqu'ils sont indiqués sur le plan de Yves et Miss Noy.

Lorsque nous arrivons à Mai Savanh Lao, nous avons le plaisir de retrouver les deux couples de français en scooter. Une française nous accueille, elle est ingénieur en agro-écologie en France et pendant 6 mois de stage elle navigue entre le siège de la société à Vientiane, la capitale du Laos, et l'exploitation à Thateng, ici, en plein campagne. C'est une jeune femme grande, mince avec de longs cheveux bruns semblant s'être bien acclimatée et semblant apprécié les habitants d'ici ainsi que la richesse de sa mission.

L'exploitation regroupe une plantation de thé, une fabrique de soie mais aussi une fabrique de Spiruline et une plantation de poivre.

Tout y est fait écologiquement, pratiquement tout le travail est fait à la main : désherbage, récolte, plantations et avec le souci d'inclure la population dans ce projet de développement durable. Les Lao employés à l'exploitation sont formés à tous ces métiers et les villageois se voient offerts le matériel nécessaire pour cultiver le ver à soie (des muriers et une cabane), qu'ils vendent ensuite à l'exploitation pour en récupérer les fils de soie. Les vers à soie se nourrissent de feuilles de muriers. 

Ainsi l'exploitation fait progresser toute la région.

Elle nous montre les vers à soie et comment ils en extraient les fils de soie qui sont ensuite filés puis trempés dans l'eau de riz pour les ramollir. Si vous voulez connaître toutes les étapes, vous pouvez lire cela: http://www.gaiora.com/fr/journal/l-art-de-la-soie-lao-b50.html 

Ensuite ils en font des foulards, écharpes, vestes qu'ils vendent et leur marque est reconnue de qualité, sous la marque "La soie du Paradis", traduction de Maï Savanh Lao. La soie Lao est plus biologique, naturelle et écologique que les soies Indiennes, chinoises ou européennes. Le tissage n'est pas fait à l'exploitation.

La fabrication de la soie
La fabrication de la soie
La fabrication de la soie
La fabrication de la soie

La fabrication de la soie

La Spiruline est également cultivée ici pour ses qualités nutritives: la spiruline est une micro-algue d'eau douce qui contient entre 50 à 70% de protéines et qui a des vertus exceptionnelles pour le corps.

Elle est vendue très cher en Europe comme traitement pour favoriser la pousse des cheveux par exemple, soit sous forme de pilule, soit sous forme de paillettes (de très minces frites).

Nous assistons à la formation de ces paillettes par des employés Lao : l'algue se développe d'abord dans des bassins remués et exposés à la lumière pour une bonne photosynthèse essentielle pour cette algue verte, puis ils la filtrent pour en obtenir une pate verte qu'ils font sécher au feu de bois sur des tamis verticaux, puis ils l'effritent tout simplement. 

Grâce à l'aide d'associations, un programme de lutte contre la malnutrition a été créé consistant à distribuer à l'école chaque jour et à chaque enfant une barre nutritive constituée entre autre de spiruline constituant l'apport journalier nécessaire car, ici les enfants n'ont qu' un seul repas par jour dans leur famille, celui du soir.

La province du Sekong où se trouve le plateau des Bolovens est fortement touchée par la malnutrition et il y a moins de 10 ans 42% des enfants de moins de 5 ans était en insuffisance pondérale et le taux de mortalité infantile était de 72% en dessous de 5 ans.

Aujourd'hui grâce à la spiruline et grâce à Maï Savanh Lao qui donne 30% de sa culture de spiruline, chaque enfant qui va à l'école est nourrit suffisamment. Et d'après ce que nous dit notre jeune ingénieure, il y a des écoles dans tous les villages et les enfants vont presque tous à l'école.

Je n'ai pas pris de photo de la spiruline mais je vous en ai mis une venant d'internet pour savoir à quoi cela ressemble.

La spiruline en bassin puis en paillettes
La spiruline en bassin puis en paillettes

La spiruline en bassin puis en paillettes

Nous visitons aussi la plantation de thé et elle nous explique que le thé blanc est fait des toutes jeunes pousses de feuilles, tout en haut de la tige, tandis que le thé vert et le thé noir est constitué des feuilles un peu plus vieilles et donc ramassées un peu plus bas sur la tige.

Nous visitons aussi leur plantation de poivre, et constatons que tout est fait à la main et biologiquement, des ibiscus sont plantés entre les plants de poivre pour apporter un équilibre naturel face aux insectes.

Bref, la ferme est une exploitation biologique, durable, équitable et surtout innovante ! 

Nous sommes heureux de voir que l'homme peut être intelligent et bon à la fois :))

Maï Savan LaoMaï Savan Lao

Maï Savan Lao

Puis nous continuons notre boucle et nous rendons à une autre cascade.

Nous y rencontrons Rodrigo, une jeune d'une douzaine d'années qui est né en France puis a vécu au Nigeria, a appris l'anglais et est revenu vivre à Paris. Il est en vacances chez son grand-père qui tient le restaurant devant la cascade.

La cascade est encore pus surprenante que les autres, nous pouvons s'en approcher et descendre par les marches mais c'est la douche assurée, tant pis c'est drôle et cela nous rafraichira.

En descendant des Thaïlandais demandent de faire une photo avec Merric, je ne sais pas si c'est sa taille ou sa couleur de peau qui leur plaît, mais je suppose un peu des deux.

Cela ne nous étonne plus car au Cambodge dans les temples d'Angkor Juliette avait été prises en photo avec des jeunes femmes asiatiques.

C'est Rodrigo qui a reconnu qu'ils étaient Thailandais à leur façon de dire bonjour "Sawaïdee ou sawaîdi krap" alors qu'en Lao on dit "Sabaïdii". 

 

Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
sur le chemin du retour..
sur le chemin du retour..
sur le chemin du retour..

sur le chemin du retour..

Nous repartons jusqu'à Paksé où nous retournons dans la Guesthouse Royal Paksé hotel qui n'a vraiment rien de royal mais qui est bon marché et bien placé. 

Et puis notre hôte, Dragon Ball Z en personne est très drôle ! Voici quelques photos où il fait le grand écart avec Juliette, d'ailleurs ils ont à peu près la même taille ! Pour Merric comme pour nous ça n'est vraiment pas possible !

Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2
Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2

Demain est un autre jour, une autre météo, nous rendons ce soir le 4x4 et espérons louer des scooter demain matin.

Paksé (Laos) et le plateau des Bolovens: Jour 2

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Publié le par ASo

ça y est !! Nous avons fini de visiter notre premier pays d'Asie, c'est symbolique, cela annonce le début de la fin de notre voyage...nous commençons à cogiter.

Arrivés à l'aéroport de Paksé, notre première image du Laos sont les douanières qui tamponnent nos passeports, elles sont vraiment désagréables, pas de bonjour, pas de regard, pas de réponse et pas d'au revoir, quelques mots un peu durs et une tête de 6 pieds de long. Ce n'est pas le meilleur accueil que l'on ait eu...mais nous imaginons que cela n'est pas représentatif du Laos. 

A l'aéroport, nous commandons un taxi pour le Royal Pakse Hotel, ici les taxi sont organisés et payés depuis et à l'aéroport. L'aéroport de Pakse est tout petit, il est à peine à 10 minutes de la ville. Le Laos n'est pas un grand pays avec seulement 6,5 millions d'habitants mais compte pourtant pas moins de 6 aéroports éparpillés sur son territoire, territoire étalé du nord au sud, avec 5 pays limitrophes mais sans aucune frontière maritime. C'est assez étonnant d'avoir autant d'aéroports dans un si petit pays mais lorsqu'on a un peu voyagé sur les routes on comprend mieux.

Nous retirons des Kip à un ATM de l'aéroport (distributeur de billet). 10 000 Kips font 1 euro, il va falloir s'habituer à cette nouvelle équivalence et encore une fois nous aurons des liasses de billets en poche..ne représentant que 15 ou 20 euros!

Nous voilà partis dans le mini-van-taxi pour le Royal Paksé Hôtel et 10 minutes plus tard nous voilà arrivés au Paksé Hotel, à priori le chauffeur a mangé une partie du nom de l'hôtel et nous ne sommes pas au bon endroit, mais le temps de confirmer cela avec le réceptionniste notre taxi driver est déjà parti...

Nous voilà repartis à pied avec nos sacs-à-dos. Nous avons de la chance la guesthouse Royal Pakse Hôtel n'est pas très loin, à peine 3 rues plus loin. Nous sommes reçus par un personnage assez rigolo, Dragon Ball Z en personne, la même coupe de cheveux la même taille et morphologie et les mêmes mimiques.

Nous nous installons dans les 2 chambres réservées, les enfants dans l'une et nous dans l'autre. Un petit moment de repos dans les chambres car nous sommes partis tôt ce matin, mais pas trop longtemps car nous avons lu sur Tripadvisor qu'il était possible de louer des moto et scooters chez Yves et Miss Noy, un belge est sa femme Lao, et par chance notre hôtel se trouve à 50m de chez Yves et Miss Noy. Nous y passons donc pour se renseigner avant d'aller manger.

Yves est bien là, un grand gars tout mince avec sa femme Miss Noy, une petite Lao au fort carafon. Ils tiennent un magasin de location de scooters. Yves est très sympa et comme il parle français cela va nous faciliter l'organisation. Nous avons rdv à 18h pour le briefing qu'il fait quotidiennement aux touristes sur ce qu'il y a à visiter en scooters dans les environs.

Il pleut beaucoup depuis 2 jours et il y a une superbe boucle à faire sur le plateau des Bolovens  en 2 ou 3 jours mais beaucoup de touristes revenant en scooters se sont caillé les miches sur ce plateau qui est néanmoins très beau. Le temps étant toujours incertain et l'itinéraire parcourant la montagne nous préférons louer une voiture. En effet partir 3 jours en scooter avec juste un petit sac-à-dos et les enfants derrière peut vite devenir un cauchemar si nous traversons des averses, car ici la mousson peut-être violente. Et puis il est vrai que nous ne connaissons pas l'état des routes qui sont à priori goudronnées mais abîmées. Nous faisons un choix de raison, peut-être pourrons-nous refaire du scooter plus tard.

Nous partons pour la petite boucle car la grande n'est utile que si nous faisons le trek de 4h dans la jungle dans la montagne et il nous le déconseille car la pluie tombée pendant 2 jours a lessivé le terrain et le trek est très difficile, en témoignent deux filles qui ont cru ne pas s'en sortir, engluées dans la boue.

Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1
Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1
Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1

C'est parti pour 3 jours et 2 nuits : nous allons voir une forge, des grottes, des cascades, des plantations et des villages.

Nous quittons donc la ville de Paksé pour la campagne, la première étape notée sur la carte d'Yves est une forge, encore une fois rien n'est fléché donc nous avançons doucement.

Sur le bord des routes nous apercevons des petites étales de fruits: ananas, bananes, Jack Fruit, courges et bien sûr des Durian! Ce fruit et son odeur nous poursuit: nous allons bien devoir l'affronter un jour...peut-être ici au Laos..

Puis nous entendons des coups de marteau qui annoncent des petites forges installées sur le bord de la route: de petites cabanes où les habitants forgent des couteaux de toute taille, des haches et des machettes. Il est difficile d'échanger en anglais avec eux car ils ne le parlent pas vraiment, on se débrouille donc à l'écrit pour comprendre les prix en Kip ! Mais peu importe la langue on arrive finalement toujours à se mettre d'accord quand on parle d'argent :D

Avant de partir nous donnons des crayons de couleur achetés en Australie aux deux petites filles de familles de forgerons.

La forgeLa forge
La forgeLa forge
La forgeLa forge

La forge

La prochaine étape est une cascade et parc Ethnic, difficile de savoir ce qui se cache derrière ce dernier terme.

Il faut payer pour le parking à chaque cascade, les vols de scooters sont très fréquents sauf dans les parking et il y a moins de risques pour les voitures mais nous n'avons pas le choix de payer pour se garer, c'est quelques milliers de Kip, soit 2 à 3 euros.

Un panneau annonce la Cascade "Tad phasouam", Tad qui veut dire cascade.

La cascade est assez impressionnante en terme de débit d'eau puisque c'est la saison des pluies et qu'il a beaucoup plu ces 2 jours, l'eau est couleur de la terre.

Pour accéder à la cascade
Pour accéder à la cascade
Pour accéder à la cascade
Pour accéder à la cascade
Pour accéder à la cascade

Pour accéder à la cascade

la cascade
la cascade
la cascade
la cascade
la cascade

la cascade

Puis un peu par hasard en se promenant à pied sur des chemins autour Lilian trouve l'entrée d'un village avec des maisons surélevées, quelques femmes tissent ou construisent des paniers en bambous , les enfants jouent avec un rien, les coqs et poules se promènent sur cette terre humide. Tout est calme. Aucun touriste. Que eux et nous.

le village
le village
le village
le village

le village

Nous reprenons la voiture pour aller chez Mr Vieng a une plantation bio de café à Katu, à 60kms de Paksé. Nous y rencontrons des jeunes français en scooter croisés au debriefing de Yves la veille au soir.

Mr Vieng a la trentaine et vit avec sa femme et ses deux filles. Il nous montre les différents plants de café : Arabica le plus doux, Robusta le plus corsé et le Liberica le moins connu. Mr Vieng s'est mis à son compte et fait déguster son café aux touristes qui passent en plus de proposer un logement chez l'habitant. Sa culture est biologique même s'il n'y a pas de label pour l'attester.

Mr Vieng nous explique les étapes de la fabrication du café, puis en se promenant il touche une feuille de plant de café et de grandes fourmis orange lui montent dessus.

Nous reconnaissons ces grandes fourmis qui avaient élu domicile près de notre camping car à Darwin. Elles font leur nid en regroupant deux feuilles avec une sorte de soie blanche de manière à coller littéralement les feuilles entres elles et ne laisser qu'une seule entrée. Ces fourmis sont énormes et nous croyons d'abord que Mr Vieng s'est fait piquer mais non il nous indique qu'elles ne piquent pas (vrai ou pas?) puis prend leur nid de feuille et le frotte à l'intérieur de ses deux mains et s'en frottent les bras en nous expliquant en franco-anglais que c'est un bon répulsif à moustique.

Berkk

Puis il en prend dans les mains et les mange...

Deuxième berkk

Apparemment c'est bon pour les maux d'estomac...

Ah..c'est bon pour l'estomac?..

Bon alors je tente l'expérience...j'en mange une. ça craque....une suffira.. surtout que je n'ai pas mal à l'estomac..

Nous passons le reste de la visite à nous tortiller et nous frotter alternativement les jambes et les bras en imaginant ces fourmis sur nous...

La femme de Mr Vieng tisse des foulards à l'aide de ses pieds. Sa femme s'appelle Noï.

la plantation de café chez Mr Vieng
la plantation de café chez Mr Vieng
la plantation de café chez Mr Vieng
la plantation de café chez Mr Vieng
la plantation de café chez Mr Vieng
la plantation de café chez Mr Vieng

la plantation de café chez Mr Vieng

Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1
Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1
Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1
Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1
Le Laos : Paksé et le plateau des Bolovens (et le Durian!): Jour 1

Puis nous avons rendez-vous à Tad Lo à 16h30 avec quelques français pour assister à la baignade des éléphants aux Resort. Nous résistons encore à ne pas monter dessus et nous baladons vers une seconde cascade en discutant avec les autres. Un couple de jeunes professeurs et un autre jeune couple qui sont en voyage depuis 4 mois: Jonathan et Marine.

La cascade et la baignade des éléphants
La cascade et la baignade des éléphants
La cascade et la baignade des éléphants
La cascade et la baignade des éléphants
La cascade et la baignade des éléphants

La cascade et la baignade des éléphants

Le lendemain, nous visitons un autre village ethnique à Kok Phung Tai, où un certain Mr Hook fait visiter le village pour 15 000 Kips à cela il faut rajouter l'entrée au village qui est payante 1500 Kips par personne (1500 Kips fait 1,5 euro).

Ce village cultive le café, café qui fait la renommé du plateau des Bolovens.

Juste à l'entrée du village se tient un petit marché aux légumes sous un abri en bois: des femmes sont assises par terre au milieu de leurs légumes; Des cochons tournent autour des étales pour glaner quelques fruits gâtés. Des enfants aussi jouent par là. 

le marché à la sortie du village
le marché à la sortie du village
le marché à la sortie du village
le marché à la sortie du village

le marché à la sortie du village

Nous achetons une ananas et quelques bananes.

Et je pense que le moment est venu..

Le moment est venu de goûter un Durian. Nous en achetons un à l'une des femmes, un peu surprise de n'en vendre qu'un...et nous lui demandons de nous l'ouvrir.

C'est un fruit à coque de la taille d''un ballon de rugby et à l'intérieur se trouve des alvéoles protégeant la chair jaune du fruit en forme de gros haricot. Elle nous vide le fruit et nous le met dans un sac plastique.

L'odeur dégagée est déjà désagréable, mais je veux à tout prix goûter ce fruit, il reste à convaincre Lilian et les enfants. J

e commence la première, je déchire un bout de la chair du fruit avec mon pouce et mon index ce qui est chose facile car sa texture est molle et pâteuse. Je le porte à la bouche, son goût et son odeur est entre le salé et le sucré, pâteux en bouche avec une odeur de javel un peu chimique qui s'en dégage. Berk.

Tout le monde goûte et nous tombons d'accord sur le verdict: ce fruit n'est vraiment pas bon, en tout cas pas au goût d'européens comme nous, il doit falloir en manger dès le plus jeune âge pour aimer.

Nous ne voulons pas le jeter devant les femmes du marché mais d'un autre côté il va être impossible de mettre le sac dans la voiture. Nous serions morts étouffés au bout de quelques kilomètres et l'agence de location nous aurait facturé très cher la désinfection du véhicule! Et ce n'est pas une blague, je me souviens qu'au Cambodge à l'hôtel de Siem Reap (au Century Hotel), des affichettes montraient un Durian barré d'une grosse croix rouge: ces fruits étaient interdis dans les chambres car l'odeur s'y imprégnait.

Nous nous écartons un peu et le donnons aux cochons, ravis (enfin ils avaient l'air ravis).

 

L'achat du Durian, berk :((
L'achat du Durian, berk :((
L'achat du Durian, berk :((

L'achat du Durian, berk :((

Nous entrons dans le village, beaucoup de petits enfants sont là.

Nous avons appris qu'au Laos il ne faut pas toucher les têtes des enfants car la partie supérieure du corps est considérée comme sacrée, et que les femmes ne doivent pas être trop dénudées dans les lieux religieux et particulièrement dans ce village. C'est évidemment ce jour que j'ai choisi pour mettre mon débardeur !!

Je vais donc me changer, les sacs-à-dos sont dans la voiture.

Mais Mr Hook est absent et après quelques discussions un jeune se dévoue pour nous faire la visite en anglais.

Je ne prendrai pas plus de photos car j'ai demandé à notre guide mais c'est mal vu de prendre en photos les personnes et les enfants. 

Ce village grouille de cochons, de chats, de chiens, de poules et poussins. Le village est animiste c'est-à-dire que ses habitants croient aux esprits. Ils font des sacrifices d'animaux et fument pour chasser les esprits. Les petits fument dès l'âge de 3 ans de l'eau du tabac et du sucre de canne. 

Le village est auto-suffisant: les cochons et les poules, la culture du riz, des bananes et du café qu'il nous propose de déguster. Ils utilisent également les plantes pour cuisiner et surtout se soigner, le guide nous en montre quelques unes.

Puis avec l'une d'elle et un morceau de feuilles il fait des bulles de savons en récoltant sa sève, devant les yeux ébahis des enfants: c'est la plante qu'ils utilisent pour se laver.

Ici on fume à 3 ans, on se marie à 8 ans et on a des enfants à 12 ans. Et les hommes sont polygames (ils sont fous, non?) et chassent dans la forêt.

Il nous raconte les sacrifices des animaux notamment celui d'un jeune chien une fois par an à la lueur de la lune...

Il nous explique que tous les enfants vont à l'école, mais ils ne parlent pas Lao, ils parlent un dialecte d'ici. Ca n'est pas facile de comprendre les nuances de ce qu'il nous dit, son accent est différent, parfois nous le faisons répéter et parfois je n'ose pas poser trop de questions de peur de le mettre mal à l'aise (ou moi). A la fin de la visite, il ne veut pas que nous la payons certainement parce qu'il pense qu'il n'a pas très bien expliqué la visite, mais nous insistons et payons.

 

Le village Kok Phung Tai de Mr Hook
Le village Kok Phung Tai de Mr Hook
Le village Kok Phung Tai de Mr Hook
Le village Kok Phung Tai de Mr Hook
Le village Kok Phung Tai de Mr Hook

Le village Kok Phung Tai de Mr Hook

Le soir nous logeons dans un Resort car toutes les guesthouse du village de Tad Lo sont déjà complètes.C'est dommage nous aurions aimé discuter avec nos copains les français. Le Resort est cher, de mémoire c'était 50$ la chambre pour 4 sans climatisation. Le lieu est certes très beau, la rivière et la cascade sont toutes proches et nous entendons le bruissement de l'eau qui court pour se jeter dans le Mékong.

Au village, une chambre triple à Palamei Guesthouse coute 80000 Kips, soit environ 8 euros. Nous avons bien essayé de nous loger dans d'autres guesthouse mais l'hygiène était un peu douteuse.

Il se met à pleuvoir averse. Nous mangeons puis dormons au Resort. 

Bonne nuit, à demain :)

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Publié le par ASo

La visite pour les temples d'Angkor est terminée nous avions acheté un pass pour 3 jours à 67$ par personne. Le prix a subi une nette augmentation en quelques années si on en croit la blogosphère.

Pour le dernier jour, c'est activité coiffure et poterie!!

Pour la coiffure, nous ne serons que modèles: les garçons s'y collent dans un salon de coiffure tenu par une française qui s'est installée ici sur un coup de tête suite à la parution d'une petite annonce pour la gérance d'un salon. Son copain l'a suivi mais ne trouve que peu de travail dans le bâtiment.

Pour la poterie, il s'agit d'une visite d'un centre culturel associatif où sont fabriquées des poteries et d'autres ouvrages en tissu. Juliette et finalement Merric aussi tentent de former une poterie, mais nous voyons bien que ça n'est pas si facile, n'est pas potier qui veut et les femmes qui s'y exercent ont réellement le coup de main et la technique pour graver les poteries.

Après un long moment... les enfants arrivent enfin à former "une sorte de pot" dont nous ignorons encore la forme ni ce qu'on pourrait y mettre, c'est une sorte de "pot non identifié", pas moche,  pas beau, unique:)

Top classe! nous en offrons une avec la date et le nom des enfants à Da, notre chauffeur de tuk-tuk qui a bien rigolé en regardant faire les enfants.

 

Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !
Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !
Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !
Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !
Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !
Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !

Poterie, pas aussi sensuelle que dans Ghost !

Nous faisons un dernier stop au musée militaire où nous pouvons voir  pleins de carcasses de tanks, mitraillettes, lance-obus et mines anti-personnelle; C'est l'occasion d'expliquer aux enfants qu'il y a encore des mines non exploisées dans les sols au Cambodge surtout vers la frontière du Vietnam et des obus également car le Cambodge, en tabt que base arrière du Vietnam a été énormément bombardé par les Américains durant la guerre éponyme. C'est ce qui est appelé la guerre secrète puisque n'a jamais été avouée par les américains. 

Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos
Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos
Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos
Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos

Petit article sur les éléphants:

Nous avions vu qu'il était possible de monter sur des éléphants au Cambodge. A Phnom Penh au Wat Phnom, Sombo une femelle éléphant y était utilisée pour faire des tours aux touristes, nous avions lu sur Tripadvisor un appel de l'association EARS (Elephant Asia Rescue and Survival Foundation) à boycotter ces tours car la grande dame n'était plus très en forme (triste euphémisme) ses pieds étant abimés par trop de marche sur du bitume brulant. Mais cette histoire remonte à 2011 et nous n'avons pas croisé d'éléphant au Wat Phnom. D'après l'association (http://www.earsasia.org/sombo), la famille a laissé l'association soigner l'éléphante et a finalement cédé en 2014 pour qu'elle finisse sa vie dans la forêt, dans un centre de conservation. 

http://www.phnompenhpost.com/national/short-lived-retirement-sambo

Cela nous a fait réfléchir et même si, à Angkor, il était possible de faire une promenade en éléphant entre les temples, nous n'avons pas souhaité tenter l'expérience dans le doute de mal faire. Ces éléphants ont-ils assez à manger, à boire et sont-ils bien traités? c'est difficile à dire. Nous avons donc pris quelques photos des enfants avec mais pas plus.

Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos
Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos

Notre périple au Cambodge se termine ici; Un mélange assez hétéroclite entre ville, campagne, île et complexe religieux, c'est un Cambodge à plusieurs visages que nous avons rencontré.

Il est pour ma part difficile de se faire une idée homogène de ce pays qui a certainement d'autres facettes plus sauvages que nous n'avons pas eu l'occasion de parcourir et je souhaite retenir la gentillesse des personnes que nous avons croisées qui ont toujours été souriantes et agréables particulièrement avec les enfants. Je retiens également que le tourisme à déjà empreint le pays même s'il n'en a pas pourri ses habitants, ce qui est une bonne chose. 

Personnellement je n'ai pas trouvé de grande pauvreté au Cambodge; Dans les campagnes il me semble que le travail de la terre (riz et autres cultures) et les quelques poulets, cochons et vaches permettent aux habitants de manger à leur faim, leurs habitats sont très succincts et précaires mais la chaleur le permet. Dans les villes, je n'ai pas vu de mendiants mais beaucoup de personnes qui travaillent dans les commerces à plusieurs et en famille.

L'accident de Siem Reap nous a quand même montré la précarité des soins et secours et donc une certaine précarité de la vie que l'on n'aperçoit pas au premier regard. Quand à la sécurité nous n'avons nullement été inquiété de quelque manière que ce soit. 

Pour l'hygiène et l'alimentation, nous avons été très précautionneux par principe ne sachant pas à quoi s'attendre. Un peu comme au Pérou nous avons évité tout fruit et légume cru, sauf quelques fruits à coque et n'avons bu que de l'eau en bouteille et pas de glaçon.

Je ne sais pas si c'était tout le temps justifié mais nous n'avons pas eu de problèmes de petit bidou alors tant mieux !!

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dernières photos depuis notre tuk-tuk
dernières photos depuis notre tuk-tuk

dernières photos depuis notre tuk-tuk

Nous mangeons au restaurant avec Da que nous avons invité à notre table et pour rester en contact il nous demande de lui créer un compte Instagram. Chose faite nous échangeons nos comptes et maintenant les photos de notre futur périple. Da a deux fillettes de 3 ans et 1 an et vit à la campagne, auparavant il travaillait 7 jours sur 7 à l'aéroport pour 150$ sans jour de congé que sa compagnie lui devait  et avec des horaires extensibles. Il a changé de métier et conduire un tuk-tuk lui rapporte aujourd'hui entre 300 et 600$ par mois selon la saison. Il n'aime pas beaucoup les touristes chinois qui sont un peu radins et a été, tout comme nous ravi de nous rencontrer. Juliette lui donne la peluche que son frère lui avait gagné au Luna Park de Melbourne en Australie, pour ses filles.

Puis c'est le moment des au revoir : au revoir au personnel très gentil de l'hôtel et au revoir à Da. Selfies' time !

Selfies avant départ pour l'aéroport
Selfies avant départ pour l'aéroportSelfies avant départ pour l'aéroport

Selfies avant départ pour l'aéroport

  Notre prochaine étape est le Laos, nous y prenons un vol depuis l'aéroport international de Siem Reap pour Pakse au sud du Laos. Ce vol, comme celui de Sihanoukville a Siem Reap, n'était pas inclus dans nos billets tour du monde. Nous n'avions réservé que les vols principaux : celui de Darwin (Australie) à Phnom Penh (Cambodge), puis le retour en France depuis Rangoon en Birmanie. Ce qui fait que l'itinéraire à l'intérieur du Cambodge, du Laos et dans la Birmanie reste à construire et à organiser au fur-et-à-mesure. Nous prévoyons et réservons l'avion, le bus, le bateau et les autres moyen de transports 1 à 3 jours avant au maximum. Pour le Laos, rien n'est prévu à notre arrivée à Pakse, sauf la première nuit dans une Guesthouse.

Voici  en image notre périple du Cambodge:

Dernier jour à Siem Reap avant le départ pour le Laos

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Publié le par ASo

La soirée s'est terminée dans un restaurant avec une excellente critique que nous avons rejoint à pied depuis l'hôtel: le Grill Wine Cafe. Le personnel était très agréable et souriant.

Aujourd'hui nous repartons avec Da en tuk-tuk jusqu'au temple. Le tuk-tuk est réellement un moyen de transport que nous aimons, même quand il fait chaud car avec la vitesse nous avons de l'air, et nous pouvons capter les odeurs, les bruits, les paysages et les scènes de vie atypiques. Da s'arrête pour nous acheter de l'eau fraiche pour nous et nous garde nos imperméables de pluie dans son coffre. Et oui un tuk-tuk a un coffre, vous n'auriez pas parié dessus, n'est-ce pas? Bon c'est pas un coffre de break mais assez pour y mettre nos affaires: bouteilles, crème solaire, casquettes, .... 

Il fait réellement chaud et l'humidité de Koh Rong n'est plus qu'un lointain souvenir. Nous nous enduisons de crème solaire aujourd'hui plus que jamais. Tous les touristes asiatiques croisés dans les temples portent des vêtements contre le soleil: manches longues, "cirés" ou manchettes anti-soleil, et beaucoup d'entre eux portent également un masque sur la bouche, certainement contre la pollution.

Le temple que nous voulons faire aujourd'hui est un peu spécial puisqu'il a littéralement été englouti par la nature, ou plutôt a fusionné avec elle : végétaux et minéraux se croisent et s'emmêlent sans que l'homme ne puisse rien y faire.

L'allée qui mène au temple en est l'avant-garde : la nature l'envahit et des lianes sur lesquelles les enfants peuvent aisément grimper descendent des arbres comme pour nous dire "vous entrez chez nous".

les lianes
les lianes
les lianes

les lianes

La première image que l'on a du temple est en ce sens assez édifiante: un tronc géant jaillit du dessus du temple comme si ses pierres en étaient son terreau et une force inébranlable le poussait vers le ciel.

la première vue du temple
la première vue du temple

la première vue du temple

Nous prenons un guide pour la visite et nous apprenons que ce temple a été le lieu de tournage du célèbre film Tomb Raider avec la non moins célèbre Angelina Jolie. Le temple a été rénové récemment et les rénovations sont stoppées par manque de moyen. Notre guide essaye de nous faufiler au milieu des très nombreux touristes asiatiques, surtout des chinois venus par bus entiers.

Il est également très fort en prise photo et nous fait des panoramas assez originaux. Je vous laisse juger sur pied.

Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Angkor et le temple de Ta Prohm
Le temple en fusion avec la nature
Le temple en fusion avec la nature

Le temple en fusion avec la nature

Entre Bouddhisme et Hindouisme:

Ta Prohm a été construit sous le règne de Jayavarman VII comme monastère bouddhiste, le début de sa construction remonte au XII ième siècle.

Le temple de Bayon a également été construit sous son règne et c'est un « temple-montagne », c'est-à-dire construit au sommet d'une pyramide (censée symboliser le mont Meru en Inde,  autrement dit le centre de l'univers sur lequel vivent les dieux).

Puis lorsque le roi est décédé, le nouveau roi Jayavarman VIII, de religion hindouiste a fait couper toutes les têtes de bouddha et convertit le temple en temple hindouiste.

Quant au temple d'Angkor Vat, il est le plus grand des temples du complexe d'Angkor. Il a été construit avant Bayon et Ta Phrom par le roi Suryavarman II au début du XII ième siècle. C'est le temple le mieux préservé d'Angkor, l'une des plus grandes villes médiévales du monde. Il était initialement un centre hindou dédié à Vishnou, puis bouddhiste.

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Publié le par ASo

Arrivés à Siem Reap un superbe hôtel nous attend, avec piscine et fitness center, et pour moins cher qu'à Koh Rong (ici seulement 36€ sur Booking.com et petit déjeuner compris!).

Notre séjour dans cet hôtel sera très bref, puisqu'une petite fille s'y noie et nous décidons de ne pas y passer la nuit car nous sommes un peu traumatisés, tant pis pour la nuit qui est déjà payée. Je préfère ne pas m'étendre sur le sujet ici.

Il faut rechercher un peu en catastrophe un autre hôtel sur booking, refaire les sacs et repartir pour l'autre hôtel, il est déjà 19h30. Cet hôtel est équivalent mais 10 euros plus cher. C'est reparti.

L'accueil est un peu compliqué car le réceptionniste ne retrouve pas notre réservation dans Booking. Il est tard, l'expérience précédente a été éprouvante pour tous, nous mangeons rapidement à l'hôtel avant d'essayer de trouver le sommeil dans notre chambre familiale.

 

 

 

Les jardins du nouvel hôtelLes jardins du nouvel hôtel

Les jardins du nouvel hôtel

le Le lendemain le directeur nous explique qu'ils ont fait une erreur et que notre chambre devrait se situer dans un bâtiment annexe de l'hôtel, et pas dans le principal qui est bien plus joli. Le prix de la chambre où nous logeons est 15 euros plus cher, donc soit nous changeons de bâtiment soit nous payons plus cher.

Nous re-faisons les sacs pour changer de bâtiment pour notre prochaine nuit. Y en a marre de faire et défaire les sacs....

Nous prenons un tuk-tuk pour la journée pour visiter les temples d'Angkor, deux ou trois tuk-tuk attendent les clients tous les jours devant l'hôtel, le directeur les connaît bien ils sont sérieux et au prix normal. Pour la journée, il faudra compter 18$ pour faire la petite boucle des temples c'est correct cela fait 15 euros, c'est ce que nous avions lu sur les blogs et forums.

Contrairement à Koh Rong, il ne pleut pas et il fait très chaud, Siem Reap est une grande ville de 175 000 habitants, les routes goudronnées et le trafic accroissent la sensation de chaleur.

Heureusement le complexe des temples d'Angkor est situé à l'extérieur, entouré d'eau et de végétation.  Nous faisons connaissance de Da, notre conducteur de tuk-tuk.

Nous n'allons certainement pas visiter tous les temples d'Angkor mais ceux qui ont retenu notre attention et celles des touristes avant nous (sur Internet).

Nous avons choisi trois temples:

-Angkor Vat, celui à ne pas manquer et qui est représenté au centre du drapeau du Cambodge.

-Ta Phrom: celui-là m'a été recommandé par l'israëlienne à Koh Rong et sur internet par son originalité

et le temple de Bayon également souvent cité sur Internet.

Le premier temple que nous visitons est donc Angkor Vat. A ma demande le Tuk-tuk nous  emmène à l'entrée arrière pour éviter le flux de touristes. 

En effet il y a moins de monde mais nous ne pouvons pas prendre de guide car ils sont de l'autre côté.

Nous faisons le tour du temple, et pour finir la face avant qui est la plus belle. Sur le devant du temple nous finissons par longer de petites échoppes vendant vêtements et souvenirs...résultat, une robe pour Juliette et une tunique pour moi..puis un jus de coconut frais.

Il fait chaud la visite à été épuisante. 

Le temple est bien sûr très beau et témoigne d'une civilisation avancée d'il y a presque 1000 ans.

Le complexe d' Angkor regroupe des temples mais également un réseau de canaux hydrauliques et de bassins géométriques savamment agencés et c'est ce qui en fait son unicité et son classement au Patrimoine par l' Unesco.

Quelques photos:

le temple d'Angkor
le temple d'Angkor

le temple d'Angkor

Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat

Angkor Vat

Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat
Angkor Vat

Angkor Vat

Da, notre chauffeur de tuk-tuk nous attend a la sortie du temple.

En le rejoignant, un groupe de cambodgiennes reluquent Merric en pouffant comme des adolescentes, nous saisissons la bonne occasion pour essayer de le caser ici au cambodge pour économiser ses repas et son hébergement. Mais il n'a pas l'air intéressé...

Tant pis :D

Da nous emmène au prochain temple, Bayon. 

Entre temps, le directeur de l'hôtel joint Da sur son téléphone pour nous dire que nous pouvons conserver la chambre d'hôtel luxe pour le prix du low cost ! Cooooool

Nous faisons un stop sur un stand repas pour quelques sandwichs et beaucoup d'eau car les ogres s'agitent.

Ce coup-ci nous arrivons par la porte avant du temple, tant pis pour la foule de touristes que nous échangerons de bon cœur contre un bon guide. Nous demandons donc à l'entrée un guide francophone mais nous n'aurons qu'un guide anglophone. Nous avons quand même la chance de tomber sur un gars plein d'humour qui parle deux ou trois mots de français (mais pas plus). Il est super gentil et la visite tourne à une séance de shooting photo. Il a 5 garçons et il est très gentil avec Juliette et on comprend pourquoi.

Bayon est nommé le temple au 216 visages:

Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
Siem Reap, complexe des temples d'Angkor
avec notre guide

avec notre guide

Nous rentrons à l'hôtel, ce sera tout pour la journée.

Demain nous visiterons Ta Phrom.

Da nous raccompagne, il a été très gentil et avenant aujourd'hui. Nous lui donnons 20$ au lieu des 18 prévus, son visage se transforme sous le coup de l'émotion, c'est touchant à voir. Merric en est bouleversé et ému à son tour.

A demain Da !

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Publié le par ASo

Même si ce village est charmant, la guesthouse et son hote Nawee tout autant, il n'y a pas grand chose à faire ici; Et nous n'avons pas eu une super temps puisqu'il pleut encore, nous avons juste eu une bonne météo pour l'après-midi de notre sortie en bateau. C'est déjà ça me direz-vous! 

En tout cas, quand il pleut ça mouille (relation de cause à effet standard mais à rappeler) et même s'il fait chaud (35°) les vêtements ne sèchent pas à cause de l'humidité. Nos sacs-à-dos vont se transformer en boules puantes si l'on ne peut pas les faire sécher rapidement.

La prochaine étape de notre périple est Siem Reap, la ville des temples d'Angkor, plus au Nord, et Lilian a réservé un hôtel avec un meilleur standing histoire de faire le plein de confort pendant 2 ou 3 jours et de faire sécher nos affaires.

Le bateau est commandé. Est-ce que l'aventure sera au rendez-vous pour notre retour?

Nous interrogeons Nawee, notre hôte à propos du ponton. Elle a un fiancée français ici et ils vont se marier le mois prochain. Elle vient de Phnom Penh mais à quitté sa famille très jeune, bon gré, mal gré.

Elle nous explique que les villageois ont voulu réparer le ponton car il était très vieux et qu'il avait des planches cassées, en effet dans mon souvenir pour marcher sur le ponton nous avions du faire attention à ne pas marcher dans les trous.. Bref. Le problème est qu'ils n'ont tout simplement pas pensé de prévoir un passage avant de détruire le pont pour le reconstruire! ça ne leur est juste pas venu à l'idée et quand Nawee leur en a parlé, pas plus non plus. 

Ce qui fait que les villageois se faisant livrer des sacs de nourriture pour les magasins et restaurants et revenant du continent en bateau sont obligés de finir de transporter leurs affaires par l'eau.

Alors au gré des bateaux s'installe un curieux manège : un défilé de gars traversant l'eau jusqu'au ponton, tout habillés en pleine nuit avec des sacs de riz sur l'épaule. A ce moment là la marée est plus haute.

Enfin Nawee est aussi étonnée que nous.

Le speedboat est commandé pour le matin à 10h, nous avons réservé l'horaire auprès d'une guesthouse tenu par un européen qui parle anglais et nous y rencontrons David, un jeune toulousain qui valide son année d'école d'ingénieur en partant quelques semaines à l'étranger. Il a donc rapidement trouvé un "travail" ici dans la guesthouse, nourri-logé.

Notre avion est à 16h et on nous a conseillé de prendre le premier bateau pour prendre nos précautions....hum hum...c'est louche. Normalement devrions être largement à l'heure, puisqu'il y a 50 min de bateau, puis 20-25 min pour aller à l'aéroport.

Voilà, c'est l'heure. Nous embrassons Nawee, échangeons nos insta et nous l'invitons à nous contacter lorsqu'elle sera en France puisqu'elle a prévu d'y passer un moment avec son futur époux. 

Quelques selfies bien sûr, cela devient une habitude avec les personnes que nous apprécions le long de notre voyage!

Selfie avec Nawee en rouge et le chien de son fiancé (si je ne le prend pas en photo, ma fille me tue)
Selfie avec Nawee en rouge et le chien de son fiancé (si je ne le prend pas en photo, ma fille me tue)

Selfie avec Nawee en rouge et le chien de son fiancé (si je ne le prend pas en photo, ma fille me tue)

Il est 9h45 lorsque nous arrivons sur le ponton, en ayant traversé l'eau avec nos sacs dans les bras. C'est le matin la marée est plus basse mais il pleut, un peu.

Il est 10h, d'autres touristes nous ont rejoint depuis, les mêmes qui avaient fait la sortie en bateau avec nous.

Il est 10h15, pas d'inquiètude

ah non il est 10h30,

et maintenant 10h40.

Et maintenant le jeune toulousain qui nous a vendu les billets vient nous expliquer que le bateau ne viendra pas, il a cassé le moteur.

Bon ok. Le prochain est à 13h mais c'est un Slow Boat, autrement dit il mettra 2h environ contre 50 minutes pour le speed boat. Pas possible, cela ne va pas coller pour notre planning aéroportuaire (..).

Nous abandonnons Merric et rentrons sur la plage avec Juliette (à travers l'eau) pour aller voir le gars qui nous a réservé le bateau et trouver un plan B. Le gars nous indique un gars qui vend des billets de retour en speedboat sur une autre compagnie. Espoir. 

Nous achetons donc 4 autres billets de retour pour midi, ça devrait coller ..si le bateau arrive.

Nous achetons une crêpe au Nutella pour Merric et des frites pour Juliette et nous rapportons tout cela au ponton, les enfants improvisent un petit coin repas par terre à l'abri dans la cabane du ponton. Et nous attendons.

Le bateau arrive en retard mais il est rapide et nous emmène à Sihanoukville en 35 minutes. Arrivés là-bas, il y a des taxi, des tuk-tuk et des voitures-tuk-tuk que Juliette veut absolument essayer. C'est plus grand qu'un tuk-tuk où nous aurons du mal à rentrer avec nos 4 gros sacs et il y a la clim. 20 minutes après nous sommes arrivés à l'aéroport et dans les temps.

Youpi 

On commence à sécher sur pied en attendant l'avion.

Youpi

Rendez-vous à Siem Reap dans le prochain article

 

L'attente du speedboat
L'attente du speedboat

L'attente du speedboat

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Publié le par ASo

Nous partons un peu triste de Kâmpôt vers Sihanoukville. Nous pensions que cette baie en bord de mer était magnifique, à ne pas manquer d'après ce qu'on avait entendu, mais Loic et Elodie, ainsi que d'autres blogueurs nous ont un peu refroidi: Sihanoukville est une ville de fête uniquement, dédiée principalement aux jeunes voyageant en sac-à-dos (ceux qu'on appelle les backpackers). Des bars, de l'alcool, la teuf, la teuf, la teuf...

En voyageant avec des enfants ce n'est pas forcément ce que nous recherchons. Mais nous souhaitons plonger, Lilian a donc réservé sur une des 2 iles en face de Sihanoukville. Koh Rong Samloen, celle où les familles peuvent se rendre, l'autre ne serait qu'un lieu de débauche (ah ben là c'est "domache" pour nous pas de débauche, faites des gosses qu'ils disaient !!).

Nous prenons donc un mini-van pour nous rendre à Sihanoukville, 3h de route.

Puis nous sommes débarqués à une agence où nous demandons où prendre le bateau pour aller sur l'ile: un français installé ici et travaillant dans l'agence nous parle un peu rudement et nous explique que la guesthouse où nous avons réservée n'est pas sur la meilleure plage mais au milieu d'un village où les enfants et les coqs nous réveilleront à 7h du matin.... LIlian et Merric sont passablement remontés contre ce gars pas très avenant et c'est un euphémisme.

Ce qui est fait est fait, nous passons notre chemin et nous nous dirigeons vers le port, il se met à pleuvoir, ma tong est éclatée et tous les mètres je dois remettre en place le bout de plastique qui s'est arraché. Avant de ressembler à des clodos, je m'achète royalement une autre paire mais c'est plutôt des palmes qu'il m'aurait fallu : nous enfilons la protection de pluie à nos sacs à dos puis nos imperméables et continuons à pied, un peu à vue, en s'aidant des conseils de cambodgiens croisés sur la route: l'anglais n'étant pas tellement parlé, un "Boat?" suffit pour avoir la bonne direction.

Nous attendons au café Jasmine qui héberge les passagers en attente des bateaux pour les iles. Nous sommes un peu trempés et avons juste le temps de commander un burger aux enfants avant d'embarquer. Le bar est bondé de backpacker, nous sommes la seule famille avec enfants.

La traversée se fera en speed boat, environ 1h-1h15 de trajet. Le ponton est blindé de touristes et la mer est houleuse, il faut enjamber en tong depuis le ponton pour atteindre le bateau sans tomber dans ll'eau. Nous gardons les gilets de sauvetage pas trop loin...sait-on jamais.

Avec nos cirés de couleurs et les protections bleues nous ne passons pas inaperçus...force rouge, force bleue...les Biomans font le tour du monde!

sur le quai en allant au bateau

sur le quai en allant au bateau

Arrivés à Koh Rong, tout le monde débarque, mais seuls un couple asiatique et nous restons sur place sur cette partie de l'ile, les autres attendent pour prendre un autre bateau.

Nous sommes sur le ponton quand la nana du couple asiatique revient vers nous en baragouinant quelque chose qui avait visiblement l'air de la contrarier... En avançant nous comprenons le problème: le ponton ne va pas jusqu'à l'ile !!

En effet, il est en travaux et il est impossible d'arriver jusqu'à la plage. Nous faisons demi-tour et allons nous rancarder auprès du personnel du bateau, au cas où ils auraient la solution, car après tout nous n'avons pas payé jusqu'au ponton, mais bien jusqu'à la plage. 

Finalement nous apprenons qu'il y a une palette qui a été mise en travers entre le ponton et l'eau et qui fait office d'escalier improvisé, quelle chance! nous devons donc descendre pour finir les derniers mètres jusqu'à la plage les jambes à l'eau !! C'est l'après-midi donc la marée est assez haute, il faut juste qu'on tienne les sacs à bout de bras pour ne pas les tremper!

la fin du ponton...en travaux!!

la fin du ponton...en travaux!!

Dans notre malheur, l'eau est tiède et nous sommes en short et tong, la descente sur la palette nous amuse et se fait en douceur, Merric aide à porter un sac de nos collègues d'infortune et nous arrivons sur la plage comme si de rien n'était. Personne n'est choqué et personne n'attend, nous échangeons simplement un regard amusé avec le couple asiatique. 

notre traversée dans l'eau pour arriver à la plage
notre traversée dans l'eau pour arriver à la plage

notre traversée dans l'eau pour arriver à la plage

Maintenant il s'agit de se repérer et de localiser notre guesthouse. Nous foulons le sable mouillé et alors qu'il pleut encore nous sommes heureux de tomber sur le panneau "Beach House Cambodia"  un peu plus loin le long de la plage.

La guesthouse  est effectivement au milieu du village sur la plage, un village avec beaucoup d'enfants qui jouent, qui rient, beaucoup de chiens, de poulets, des petites échoppes et des "restaurants".

Notre guesthouse a du charme, elle est tout en bois avec, au rez-de-chaussée, une petite pièce commune extérieure mais abritée et notre chambre est à l'étage, tout en bois comme une cabane avec un balconnet; 

Nawee nous y accueille et l'endroit nous plait immédiatement. La chambre est assez chère par rapport à ce que l'on a vu au Cambodge (42,5 euros par nuit) et par rapport à la localisation. Le village est très animé, les enfants y rythment la vie: ils jouent gaiement à s'attraper ou à sauter à l'élastique, tous ensembles, ils sont près d'une quinzaine.

 

La guesthouse Beach House et nos affaires trempées qui sèchent..
La guesthouse Beach House et nos affaires trempées qui sèchent..
La guesthouse Beach House et nos affaires trempées qui sèchent..
La guesthouse Beach House et nos affaires trempées qui sèchent..

La guesthouse Beach House et nos affaires trempées qui sèchent..

Le charme de ce village et de ses habitants nous font oublier les détritus qui trainent partout, les bouteilles en plastiques, sacs, morceaux de bois ou de ferrailles, sacs de bétons, polystyrène.. C'est vraiment dommage car la baie est jolie.

Nous passons notre première soirée en s'imprégnant tranquillement de l'atmosphère qui y règne dans ce lieu en plein développement : il y a deux guesthouses en béton tenus par des étrangers, et d'autres en train d'être construites par des jeunes plutôt typés européen. On sent que le tourisme gagne ce côté de l'ile aussi. 

Nawee nous explique qu'à son arrivée sur l'ile, le village était un village de pêcheurs et elle travaillait dans la première guesthouse. Etant donné le succès qu'avait cette guesthouse, les villageois ont arrêté de pêcher il y a 5 ans et se sont mis à faire eux aussi des maisons d'hôte et à développer les restaurants.

les enfants qui jouent
les enfants qui jouent
les enfants qui jouent
les enfants qui jouent
les enfants qui jouent

les enfants qui jouent

Les détritus sur la plage en plein cœur du village, et les bateaux improvisés en polystyrène. Les gens du village s'en servent notamment pour ramener leurs courses faites sur le continent puisque le ponton est cassé.

les détritus et bateaux en polystyrène
les détritus et bateaux en polystyrène
les détritus et bateaux en polystyrène
les détritus et bateaux en polystyrène

les détritus et bateaux en polystyrène

un objet insolite s'est glissé dans le paysage de cette plage..saurez-vous l'identifier?

un objet insolite s'est glissé dans le paysage de cette plage..saurez-vous l'identifier?

Et pourtant la baie est magnifique:

Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!

Le lendemain, nous allons faire un tour à l'école du village, mais elle est fermée. Puis en chemin en nous rendant à une plus jolie plage, nous rencontrons un européen qui nous propose de se joindre à son tour de l'ile en bateau, il propose du Snorkeling (masque et tuba) et une balade jusqu'à l'une des plus belles plages du monde: Lazy Beach. 

 

le chemin de l'école et l'école
le chemin de l'école et l'école
le chemin de l'école et l'école

le chemin de l'école et l'école

Promenade dans l'ile: des panneaux à touristes partout mais peu de touristes (saison basse)
Promenade dans l'ile: des panneaux à touristes partout mais peu de touristes (saison basse)

Promenade dans l'ile: des panneaux à touristes partout mais peu de touristes (saison basse)

C'est parti pour cette promenade sur un bateau pas très grand et typique du coin. Nous sommes près d'une vingtaine de touristes, israéliens, anglais, espagnols, suisses, ..

notre bateau
notre bateau

notre bateau

un autre bateau

un autre bateau

Le snorkeling n'est pas une réussite, l'eau est assez trouble et il y a du courant, nous apercevons quand même quelques oursins, poissons et coraux. 

Arrivée sur la plage de Saracen Beach. La plage est très belle, sable blanc fin et des paillotes qui servent à boire, jusqu'à certainement très tôt le matin et surtout pas que des jus de fruits (le côté débauche de l'ile). On est visiblement du côté backpacker de l'ile. Il y a des hamacs et des balançoires accrochées à des bouts de bois plantés dans le lagon, c'est idyllique. Quelques photos pour vous donner l'eau à la bouche?

Saracen Beach
Saracen Beach
Saracen Beach
Saracen Beach
Saracen Beach
Saracen Beach

Saracen Beach

Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!

Nous devons traverser une partie de la jungle à pied pour nous rendre sur Lazy Beach de l'autre côté de l'ile, le guide n'étant visiblement pas pressé de finir sa bière nous partons devant.

L'autre versant de l'île est une très belle plage de sable fin, avec des bungalows un peu partout et un grand bar-restaurant tout en bois. Nous y rencontrons une serveuse québecoise qui y vit pour quelques temps avec son ami rencontré ici. Nous posons dans ce lieu charmant, un petit repas (il est 16h mais nous n'avons pas mangé) et un petit tour de snorkeling avant de repartir. Eau trouble, nous ne restons pas. 

Retour au village par bateau, je me renseigne sur les temples d'Angkor auprès d'une jeune israélienne et nous profitons des paysages qui sont très beaux.

le bateau et la traversée de la jungle
le bateau et la traversée de la jungle
le bateau et la traversée de la jungle

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Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
Sihanoukville, Koh Rong Samloen: attention expérience inédite!!
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Publié le par ASo

Voici une photo du fruit du dragon, très typique ici. Sa chair ressemble à celle de la pastèque, et tout comme elle, contient des pépins, le goût est assez léger et peu sucré. Ce n'est pas forcément à notre goût.

Fruit du Dragon et cours de cuisine à Samon's Village
Fruit du Dragon et cours de cuisine à Samon's Village

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Quelques dernières photos de la terrasse

Dernier jour à Kâmpôt : il faut partir
Dernier jour à Kâmpôt : il faut partir

C'est déjà l'heure du départ, nous sommes restés 5 jours ici et avons réellement apprécié ce séjour. Nous quittons une équipe jeune, très sympathique et toujours souriante, nous échangeons nos comptes Instagram et immortalisons ce moment avec un selfie. 

Byy bye à toute l'équipe et à ce fabuleux villageByy bye à toute l'équipe et à ce fabuleux village
Byy bye à toute l'équipe et à ce fabuleux villageByy bye à toute l'équipe et à ce fabuleux village

Byy bye à toute l'équipe et à ce fabuleux village

Bye bye les scooter qui nous ont trimballés partout

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